Tout se joue dans une phrase mûrement réfléchie par les juristes américains : "j'autorise officiellement à Google à partager les informations santé dans mon profil Google Santé, dans leur totalité, seulement aux entités et individus que je désigne, aux fins de me procurer des soins médicaux et pour partager cette information... (Vous trouverez après le clic tout le texte en anglais.) Cette phrase, rassurez-vous, c'est moi qui l'ai traduite; Google Health cible les Etats-Unis seulement à ce stade. Cependant force est de constater que Google se rajoute à la petite liste de grands fournisseurs de dossiers médicaux électroniques déjà interopérables... à savoir Microsoft avec HealthVault . D'autres ont l'intention de faciliter la consolidation des données médicales personnelles que le patient aurait déposées, auprès d'un centre hospitalier, chez un assureur complémentaire (aux Etats-Unis), dans toutes sortes de réseaux électroniques. Alors que la médecine libérale américaine reste globalement encore en dehors de ce partage des données, le web 2.0
fait que le dossier médical partagé vient du secteur privé. Avec toute la puissance de Google et Microsoft que l'on connaît, on n'est pas étonné. Mais il fallait quand-même oser aller sur un terrain où il n'y a pas eu énormément de succès jusqu'ici, sans compter la réaction éventuelle des acteurs santé. Les Français qu'en disent-ils? Déjà, il y a une donnée très différente en France: il n'y a pas beaucoup d'autres endroits où les Français ont enregistré leurs données médicales; donc il n'y a rien à consolider. Ils ne peuvent que créer leur dossier santé ex nihilo chez Google, le jour où...et attendre.
AUTHORIZATION
I hereby authorize Google to share the health information contained in my Google Health profile(s) in its entirety, to only those entities and individuals I designate, for the purpose of providing me with medical care and for the purpose of sharing my information with others that I choose.
I understand and agree that this authorization permits the disclosure of health or treatment information about me, to the entities and individuals I designate, that may also contain sensitive information relating to the following:
* HIV or AIDS
* Mental illness or any mental health condition
* Alcohol or substance abuse
* Sexually transmitted diseases
* Pregnancy
* Abortion or other family planning
* Genetic tests or genetic diseases
I understand and agree that this authorization also covers any record that was created by a doctor or other health care provider other than the doctor or health care provider who supplied the record to Google Health.
This authorization will remain in effect and permit the ongoing disclosure by Google of information in the Google Health Service until I delete my profile(s) in the Google Health Service entirely or revoke the authorization. I may revoke this authorization at any time by using the features or options described in the Google Health FAQ. I understand that my revocation will not apply to actions Google has already taken in reliance on my prior authorization.
I understand and agree that in addition to the information I choose to share, Google may only share information in the limited circumstances described in the Google Health Privacy Policy.
I understand that I may request a copy of this authorization at any time.


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Bonjour,
Un article dans Time "Medical Mouse Practice" http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1812085,00.html permet de comprendre pourquoi "Cleveland Clinic" a été choisie par Google pour expérimenter son offre.
Bon weekend
GM
Rédigé par : Guy | 06/06/2008 à 16:07
Google a cette habitude de s'engouffrer sur des terrains nouveaux (en conquistador) ou à peine défrichés, c'est ce qui fait son succès d'ailleurs. Sergei Brin l'un des deux créateurs répète souvent à ses employés : allez au delà de vos certitudes, imaginez l'impossible...
Et cette annonce est, comme les autres.. très décomplexée.
Ce service est très séduisant et devrait plaire aux (déjà richissimes) actionnaires du géant.. mais l'idée devrait déranger, la masse de données accumulées par Google, premier guichet web marketing de la planète rappelle vraiment (cette fois) un certain ouvrage de Georges Orwell.
Voyons les premières réactions de usagers américains..
David
Rédigé par : David Eichholtzer | 22/05/2008 à 12:14
Et QUID des risques de piratages ?
Des données en ligne aussi confidentielles attireront sans aucun doute la convoitise des hackers ...
Rédigé par : Mathieu | 21/05/2008 à 16:28
l'intérêt (s'il y en a un) est que le patient connaît déjà google par coeur, et que le patient français lambda (au hasard moi) ne sait absolument pas où sont stockées ses données personnelles (d'ailleurs, qu'ai je fais de ma carte vitale ?) ; )
Rédigé par : Pierre-Yves | 20/05/2008 à 19:00