Ce jeudi soir, au moment même où l'Institut Montaigne met en ligne sa nouvelle note : Mesurer la qualité des soins, (auteur: Denise Silber), un avion tombe dans le Hudson River à New York, ses deux moteurs ayant heurté des oies. Tout le monde est sain et sauf et ils seront même interviewés dans la nuit sur CNN.
Quel rapport entre cet accident aérien et cette note sur la qualité des soins?
Le "miracle" new-yorkais, c'est à dire, l'absence de morts, ne relève pas de la magie. Certes il est dû au jugement et compétences personnels des pilotes, mais ces compétences ont été perfectionnées par leur formation régulière et rendues opérationnelles par le système performant dans lequel ils oeuvrent...
Pour intelligents qu'ils soient, si ces pilotes n'étaient pas régulièrement formées et aux manettes d'un appareil performants, l'incident aurait été catastrophique.
Simulateurs de bons comme mauvais vols, tableau de bord, radar, tour de contrôle, boîte noire qui enregistre tout et permet d'analyser les catastrophes... On parle depuis longtemps du modèle de sécurité qu'est l'aviation, qui a la chance de n'avoir jamais été considérée un art...
Mesurer la qualité des soins ? Je le considère un devoir civique... d'essayer de tordre le cou à l'idée que la qualité des soins ne se mesure pas. Elle se mesure, même si les indicateurs sont imparfaits. Entre indicateurs imparfaits et aucun indicateur du tout, la différence est ... mortelle et surtout elle nous empêche de progresser. Lisez, discutons-en.


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c'est un impératif sinon progresser ne serait qu'utopie Il faut prendre le taureau par les cornes dans l'intérét des clients Ajourd'hui l'on parle de plus en plus d'infections nosocomiales,de prolongement des séjours d'hospitalisationetc....
Rédigé par : elh Amadoulamine | 20/02/2009 à 17:21
Je suis d'accord avec vous. On ne peut pas tout mesurer, loin de là. Mais, ce que l'on mesure aujourd'hui est à revoir: insuffisant, souvent non pertinent, et rarement diffusé.
Rédigé par : Denise Silber | 18/02/2009 à 22:28
n'oublions pas l'essentiel: la médecine n'est pas une science comme les autres. Il y a de l'affectif, des limites technologiques, des impératifs liés à l'urgence, des cas cliniques non codifiés, des réactions iatrogènes imprévisibles et surtout des patients tous différents dans leur manière de s'exprimer, de demander, d'exprimer leurs symptômes. Et des tableaux cliniques de maladie faits pour la majorité mais pas pour la totalité des malades. On ne peut donc pas tout mesurer, juste quelques indicateurs, comme la consommation de solution hydro alcoolique dans la prévention des infections nosocomiales.
Ceux qui soignent le savent, les autres, ceux qui jugent d'en haut (des ministères) se trompent.
Rédigé par : sb | 18/02/2009 à 22:03
Bien sur que le manque de formation est évident dans les centres de soins !!!
Et "on" en demande de plus en plus aux soignants, à qui on "oblige" à faire des dérives de taches constament !
Il faut avant tout pouvoir dire non à ces pratiques
Je suis aide-soignante et j'ai à faire face à ça tous les jours, mes collègues IDE me demandant sans cesse de les aider dans leur tache, et il est clair qu'en cas de refus on "passe pour un paresseuse !!!" Mais en cas de problème, les mêmes IDE vont elles nous soutenir ???
Oui Julien "La formation des personnels est l’enjeu essentiel. "
Faut-il encore que le direction nous donne l'accès à cette formation!!!!!!
Rédigé par : Emma | 30/01/2009 à 15:06