Signé des top experts du SIH américain, et paru dans le New England Journal, l'article clé de l'informatique hospitalière américaine, que nous apprend-t-il ? Plusieurs surprises, même pour les pessimistes. Malgré le consensus entre experts concernant l'utilité, voire la nécessité d'informatiser le système de soins, 1) Le pourcentage d'hôpitaux américains informatisés est très mal connu; 2) la définition de l'informatisation n'est pas la même pour tous les experts 3) l'étude faite par notre équipe d'auteurs conclut que le chiffre se situe autour des 1,5%.
Quelles sont les autres données de l'étude? 1) Pas de différence entre les taux d'informatisation des hôpitaux publics et privés 2) L'Informatisation des hôpitaux des Veterans ou VHA (et le résultat clinique est très probant) fait passer le chiffre de 1,5% à 3%, puisque tous les établissements Veterans sont informatisés mais le nombre d'établissements Veterans est faible 3) Les barrières à l'informatisation sont essentiellement financières : manque de fonds, manque de staff pour suivre l'intégration-- sans oublier la résistance des médecins, une barrière à part entière même en absence de difficultés financières.
Post Scriptum: Tous les auteurs avaient un conflit d'intérêt théorique au moins mineur -- ils ont reçu des honoraires d'entités qui promeuvent l'informatisation médicale, y compris la campagne d'Obama....comme quoi les seuls auteurs indépendants seraient ceux qui n'ont jamais travaillé la question auparavant, voire qui sont contre -- mais alors, quel prix, cette objectivité?

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Au 21 ième siècle un systeme transparent est le succès et synonyme de progrès , aussi désolé de le dire mais faire en sorte que les utilisateurs s'adaptent au système informatique va à l'encontre du progres,
J’ai meme entendu dire que certains envisagent de constituer des équipes qui formeraient des gens sur les systèmes actuels. Je suppose que cette adaptation s’appuie sur ce qui existe : c'est-à-dire rien de subtil !
La vraie idée : travailler en tant que soignant sans avoir aucunement besoin de formation en nouvelles technologies.
Dans les modeles que je dessine « l'ordinateur » plus précisement le clavier est simplement utilisé pour écrire la prescription comme on compose un mail.
Ce système transparent est tres facilement réalisable , il est extrement sure et empècherait les erreurs iatrogènes.
Les systèmes actuels vont complètement a l'encontre de ce qui est souhaitable, et comme personne ne semble suffisamment malin pour appréhender les choses « sous un autre angle » et pour tout dire complètement a l’opposé de ce qui existe : aucune des sociétés savantes ne risque d’avancer jusqu’en haut de la montagne.
a propos de l'organisation non il ne s'agit pas non plus de la revoir , mais au contraire de la rendre plus "fluide " ! les soignants vous le diront...
Rédigé par : Jean-Marc | 21/04/2009 à 01:32
L'erreur est de croire qu'il suffit d'un bon outil pour informatiser un établissement. On oublie trop souvent que le déploiement de tels outils nécessite de revoir l'organisation de l'établissement et qu'il faut un accompagnement fort des utilisateurs. Cette partie représente bien 50 % du succès du projet, et trop peu de gens sont bien formés.
Rédigé par : gboncau | 10/04/2009 à 11:37
A la lecture de cet article, on voit que l'informatisation du système de santé rencontre les mêmes difficultés aux US qu'en France. Encore que chez nous, l'informatique est entrée par " la petite porte" comme outil de gestion: cpdage CCAM, télétransmiision pour les libéraux, résultats labo..Je ne sais pas si une étude a été menée sur le taux d'informatisation des supports des activités cliniques dans les établissements de santé, à mon avis on ne doit pas faire mieux qu'aux US.Les freins sont les mêmes : coût, résistance des médecins qi se méfient de la complexité du système et de l'usage qui pourrait être fait des données médicales plus facilement accessibles et il y a surtout les compétences de sociétés informatiques qui me paraissent parfois dépassées par la complexité du système de soins. Que dire des sociétés qui proposent presque un cloisonnement informatique de l'établissement avec des interfaces entre unités franchissables..à pied, ou d'autres qui fournissent les bases du logiciel, libres aux médecins" programmeurs" de le finaliser à leur convenance etc...
Et pourtant, une informatique bien maîtrisée, simplifierai le travail des médecins tout en fournissant à l'administration l'occasion tant attendue d'accroître leur contrôle sur les activités médicales.
Rédigé par : Cardinal | 02/04/2009 à 00:08