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Basil Strategies : conférences, formations, études, services web
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« janvier 2010 | Accueil | mars 2010 »

Dossier médical électronique ou DMP : la clé USB représente-t-elle un progrès ?

Silber's Blog a traité le sujet du DMP et la clé USB  il y a un an, mais il est nécessaire de refaire un point, l'expérimentation de la clé USB chez les patients atteints d'ALD étant d'actualité. La référence des travaux à l'Assemblée Nationale  est ici. Une dépêche AFP du 24 février 2010 nous a appris que "l'expérimentation est prévue jusqu'au 31 décembre 2012. Le texte doit être examiné en séance publique le 23 mars, à la reprise des travaux parlementaires." Expérimenter, pourquoi pas? Cela permettra de connaître la réalité sur le terrain. Quelques difficultés sont cependant prévisibles.

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Vidéo : BillautShow "Santé 2.0" ITW de Denise Silber

Grand merci à l'ami Jean-Michel Billaut qui a tant fait pour la diffusion du haut-débit et des TIC en France, pour cette interview au sujet de la Santé 2.0 et la conférence. Son site est très sympa ! .

La santé se met au 2.0 (si, si...) from Jean Michel Billaut on Vimeo.

Un wiki ressource concernant les médias sociaux pharma et santé

Image 7Si vous partez à une ile déserte -- avec wifi--et que vous ne pouvez accéder à un seul site dans le domaine des médias sociaux et la santé, pharma, ce serait sans doute intéiressant de noter celui-ci "DoseofDigital" qui vient de fêter sa première année. En un an, grâce aux contributions des uns et des autres, a réuss à constituer la plateforme anglophone (mais internaitonale) la plus riche en contenu.  Cela ne gâte rien, que l' employeur, une agence aux Etats-Unis, est réputée pour la qualité des conditions de travail.

Médias sociaux : votre entreprise, se comporte-t-elle comme la Fortune 100 #hcsmeu

Image 6Il se peut que votre entreprise se comporte comme celles de la Fortune 100, en matière de médias sociaux... C'est à dire qu'elle ait un compte Twitter, Facebook Fan Page, YouTube, et ou un blog corporate avec des commentaires dessus. Le graphique à gauche extrait d'une étude Burson Marsteller permet de voir que l'Europe ressemble beaucoup aux Etats-Unis pour ces questions...en tous cas la différence est faible.  L'étude comprend d'autres données sur la fréquence de ce qui est fait, les résultats (par exemple le nombre de suiveurs sur Twitter). L'étude peut être téléchargée ici Nous voyons paraître en parallèle des exemples pharmaceutiques de recours aux médias sociaux. 

Un wiki  suit l'industrie pharma, essentiellement en anglais, sur ces médias sociaux. Voici le lien.

Mais comment faire, lorsque l'industriel en question interdit ses managers d'accéder à Facebook, YouTube, etc de leur bureau ?
Un grand laboratoire européen (non-français) vient d'ouvrir ces sites à tous ces managers.

L'heure n'est plus à dire "non" mais  "comment faire sur ces plateformes ? Industriels, établissements de soins, Etats, à vos marques !...

Santé 2.0 Europe : Interview de Berci Mesko, notre "ambassadeur" en Hongrie

Image 5Cette traduction en français sera prochainement terminée. Dr Bertalan Mesko, ou Berci pour ses amis, est diplômé depuis 2009, de la faculté de médecine en Hongrie. J'ai eu le plaisir de blogger à propos de la gériatrie avec lui à IAGG 2009. Berci  venait d'entamer son doctorat en génomique clinique. Il a également trouvé le temps de créer Webicina, un guide 2.0 pour médecins et patients, de poursuivre son blog, Scienceroll.com,  de devenir formateur en Médecine 2.0, et de participer à un séminaire récemmenta avec moi. Vous aurez grand plaisir à lire l'interview ci-dessous avec notre Ambassadeur Régional en Hongrie, pour la manifestation Health 2.0 Europe        http://www.health2con.com/paris-2010-fr

Denise Silber  Comment t'es-tu intéressé aux outils 2.0 pour médecins ?  

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WebTV Santé 2.0 Emission N°3: Santé Publique, partenariat TechToc

Quel rôle pour l'Etat français dans le web 2.0... Nous voyons aux Etats-Unis les agences gouvernementales devenir des émettrices sur Twitter, Facebook...voire faire l'objet de réclamations lorsqu'elles ne sont pas présentes.

Basil Strategies a invité sur les plateaux de TechTocTv, MesVaccins.net, la FHF, SOS Fibromyalgies, Sanoia, un médecin futur... Ce qui est ressorti du débat "santé publique" visible ci-dessous est la recommandation de "Créer un contexte de coopétition" .. . "Un grand nombre d'acteurs commencent à prendre des initiatives, mais aucun d'entre eux n'a LA solution. En revanche chacun d'eux constituent une brique d'un écosystème naissant et ont donc intérêt à travailler main dans la main entre eux. Le rôle de l'Etat pourrait donc être dans la mise en relation de ces acteurs via des pôles de compétitivités, des réseaux... ainsi que dans la communication auprès du public des changements qu'il compte impulser."


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WebTV Santé 2.0 Emission N°2: l'écosystème, partenariat TechToc

Emission N°2 réalisée en partenariat avec TechTocTV porte sur l'écosystème...Basil Strategies a invité les start-ups Sanoia, le Guide Santé, MesVaccins.net ainsi que les associations de patients, AFA, et SOS Fibromyalgie, un futur médecin, et la FHF. Ce fut un débat passionnant. Nous percevons toutes les opportunités non encore explorées pour créer des services qui répondent à des attentes.
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Le Ministère de la relance, la Santé, les Nouvelles Technologies, et Basil Strategies

relance   Ai eu le plaisir de participer ce matin au dernier petit déjeuner sectoriel qu'organise le Ministre de la relance, M Devedjian. Cette rencontrei portait sur la Santé et les Nouvelles Technologies, avec ses divers volets -- la dépendance et la robotique, la télémédecine, l'e-santé et bien entendu les outils 2.0 dans la Santé. Tous ces sous-secteurs se chevauchent, s'entrecroisent au sein des TIC pour a Santé. En nombre restreint ce matin, l'objectif était de dialoguer avec le Ministre et de formuler des recommandations.

Pour ma part, le constat est simple. La croissance en nombre d'emplois et entreprises dédiés au secteur  de la Santé 2.0 est marquée dans la Silicon Valley en Californie. Or, chaque pays européen a au moins une Star et pourrait en avoir beaucoup plus, si sa culture et son écosystème les soutenait davantage. Il faut donc davantage de communication à tous les niveaux : grand public, B2B, vers les professionnels, plus d'ouverture vers l'extérieur...

En France, il y a tout un tissu d'entrepreneurs prêts à monter des sites santé 2.0, sans oublier ceux qui l'ont déjà fait. Il faut les ENCOURAGER.

Sans quitter son bureau, on peut analyser les success stories y compris européens..Et le premier pas vers cela, c'est -- vous l'aurez deviné, d'assister les 6 et les 7 avril 2010, à la conférence Santé 2.0 Europe...Où il y aura déjà 40 démonstrations d'exemples réussis dans 12 pays européens +

La Web TV "Santé 2.0" est né chez Tech Toc avec Basil Strategies.

Et nous voici chez Basil Strategies, co-animateurs d'une emission de Web TV dédiée à la Santé 2.0. La chaîne s'appelle Medical Pro TV, la web-tv collaborative des acteurs de l'écosystème médical 2.0. Et c'est dans le beau studio de Frederic Bascunana avec le toujours souriant Fréderic que cela se passe, à St-Ouen, en bordure de Paris. Le premier plateau décrit les fondamentaux de la Santé 2.0. On y verra des représentants de TechToc, Basil Strategies, AFA, SOS Fibromyalgies,Tribu Cancer, la FHF, Le Guide Santé. D'autres plateaux suivent ! Si vous n'êtes pas inscrit chez Tech Toc, vous verrez apparaître une annonce vous incitant à vous inscrire ; mais vous pouvez continuer de visionner la vidéo


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Les intervenants de la conférence Santé 2.0 Europe en vidéo sur YouTube, Vimeo,...

Silber's Blog (en anglais) vous propose un recueil de vidéos de quelques intervenants de la conférence Santé 2.0 Europe

Il s'agit de représentants des organisations indiquées ci-dessous.  Ces vidéos vous donneront une petite idée des personnes. Revenez pour encore d'autres vidéos prochainement.

ACOR, Basil Strategies, Haute Autorité de Santé, HON, Imedeo.de, Organized Wisdom, PatientsKnowBest, PatientsLikeMe, Pew Foundation, Tribu Cancer.

Essais cliniques en ligne : quels annuaires seront consultés par les Français ?

 Question : Quels annuaires d'essais cliniques en ligne seront-ils consultés par les internautes Français ?    Réponse : Ceux qui sont les mieux référencés, les plus ergonomiques. Il y a toujours de la place pour un nouveau qui avance dans ce sens.

C'est pourquoi ce billet porte sur le nouveau "Google" mondial de l'essai clinique,  né en Angleterre, pas très loin de chez nous. Il s'appelle TrialReach.com et son moteur de recherche est impeccable. Il permet d'entrer des critères successifs et de gérer ses données personnelles.

Sa base est-elle complète ? Le site vient d'être officiellement lancé. Laissons lui le temps quand-même.

Image 2 Par ailleurs, ce soir le lien de l'Afssaps indiqué sur Google était inaccessible. Affaire à suivre. Est-il ergonomique lorsqu'il marche ? C'est une autre question.  https://icrepec.afssaps.fr/

Et Il y en a encore d'autres 

a) ClinicalTrialsSearch.org permet de rechercher des essais en France.

http://www.clinicaltrialssearch.org/france_clinical_trials.html

b) Les sites du gouvernement américain aussi :

annuaire  général

http://clinicaltrials.gov/ct2/results?cntry1=EU%3AFR

annuaire cancer

http://www.cancer.gov/clinicaltrials/search

c) Si l'on veut une interface en français, on pourra aller sur le site de l'IFPMA.

http://clinicaltrials.ifpma.org/no_cache/fr/monportail/index.htm


d) N'oublions surtout pas OrphaNet et son annuaire d'essais cliniques pour les maladies rares.

Retenons qu'il y a de la concurrence internationale pour l'annuaire d'essais cliniques. Et qu'il faut être à la hauteur.


"Évaluer" ou "raconter" : quelle est la meilleure façon de rapporter l'expérience du patient ?

Les 6 et 7 avril prochains, la conférence Health 2.0 Europe va décrire les voies multiples par lesquelles les outils du Web 2.0 fournissent, entre autres, des solutions innovantes à notre besoin d'expression personnelle, dénommée plus récemment "contenu généré par l'utilisateur".

Plusieurs panels traiteront ces sujets mais nous allons nous attacher dans cet article au panel "Hôpitaux et Payeurs". Les payeurs veulent s'assurer que leurs clients sont orientés vers des soins de qualité. Les hôpitaux veulent vérifier qu'ils sont evalués "équitablement". Le panel Health 2.0 comprendra des communications de Guide Santé (France) et de Patient Opinion (UK), deux sites web 2.0 créés par des médecins et s'intéressant à la satisfaction des patients à l'égard des hôpitaux et des cliniques. Des payeurs tels que le NHS (UK) et Big-Direkt (Allemagne) participeront à la discussion et Big-Direkt présentera également ses nouveaux outils en ligne.

Les sites d'évaluation en santé sont régardés à la loupe en France notamment par ceux qui font l'objet d'évaluations,, et certains ont mordu la poussière. Mais tous ne sont pas identiques et ces sites ne sont pas les seuls à recueillir l'expérience des patients. Il existe à côté d'eux des outils narratifs déployés de façons diverses, et qui seront présentés à Paris, en provenance d'une douzaine de pays.

Comment tout ceci est-il arrivé ?

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Qu'est-ce que la Santé 2.0 : est-ce différent en France ?

En 2007,  nous étions peut-être quelques-uns en France, et en tous cas pas nombreux --- à nous intéresser à la chose 2.0 chez les médecins et les patients... J'annonçais  ci et là l'arrivée du  1er Congrès Santé 2.0 aux Etats-Unis et ma participation au suivant.

J'ai dit oui  à Dominique Dupagne qui voulait publier  sur Atoute quelques textes sur le 2.0. Et influencée peut-être ou même sûrement par Amélie de 2001, j'ai proposé comme titre  "le fabuleux destin de la Santé 2.0"  publié pour la première fois en Novembre 2007, puis republié  avec l'autorisation de Dominique sur mon knol et enfin sur ce blog denisesilber.com

Le congrès Santé 2.0 Europe arrivant bientôt à Paris, divers articles paraissent chez les uns et les autres. On se repose la question sempiternelle -- quelles différences entre la France et les Etats-Unis ? Comment cela a évolué depuis le début d'internet.

C'est donc que les idées diffusent et que la Santé 2.0 progresse.

Trouvant que  mon texte de fin 2007 n'a pas trop mal vieilli,  je le laisse tel quel et le voici, de nouveau. Les représentants de plusieurs sites cités seront avec nous pour la conférence.

                        Le fabuleux destin de la Health 2.0

Les nouvelles technologies sont accessibles à tous depuis l’apparition du Web en 1994. Beaucoup a été dit alors sur « la prise de pouvoir par les patients » ; puis sur l’amélioration de la qualité des soins grâce au partage des informations médicales. Entre-temps la France a rattrapé son retard dans la consommation d’Internet : un Français sur deux est internaute ; 90 % des foyers abonnés le sont à haut débit ; le pourcentage de professionnels de santé connectés est entre 80 et 95 % selon les sources. Mais les règles du jeu dans le système de santé français ont-elles fondamentalement changé pour autant ?

L’arrivée du Web 2.0 [2] repose la question : pourrions-nous connaître une transformation de la Santé en France par le Net, c’est-à-dire dans le cadre d’un mouvement non organisé, non contrôlé par l’État ?

Où en sont les États-Unis dans la Santé 2.0 ? Quels enseignements pour la France ? Analyse d’une Américaine à Paris qui nous rappelle que toute transformation de la Santé n’est pas seulement « techno-dépendante » ; elle est d’abord fonction du système en place et de la culture de la population.

Comment définir « Health 2.0 » ou « Santé 2.0 » ? Est-ce la même chose en France qu’ailleurs ?

La première composante de la définition est technique : Health 2.0, c’est l’application de l’ensemble des technologies Web 2.0 au secteur de la Santé.

Et ces technologies sont en évolution constante, car l’un des piliers du Web 2.0 est non seulement la génération de contenus par les utilisateurs (user-generated content), mais aussi la génération d’applications par l’utilisateur (user-generated application).

Le Web 2.0 est donc porté par un deuxième phénomène, d’ordre sociologique, le social networking (réseautage), la création de communautés virtuelles multi-facettes. L’exemple phare est Facebook, en quelque sorte un vaste trombinoscope, où chacun peut créer ses propres groupes thématiques, voire ses applications.

Jusqu’ici, tout va bien ; rien ne sépare vraiment les États-Unis et la France dans le Web 2.0... sauf lorsqu’il s’agit de la Santé, car la composante la plus importante de la définition de Santé 2.0 est socio-culturelle ; sa définition et son développement dépendent du contexte local, à trois niveaux :
- les attentes des acteurs de Santé déterminent les applications 2.0 ;
- la disponibilité d’investissements privés ou publics facilite-t-elle ou non le développement des idées ;
- le cadre juridique existant autorise-t-il ou non leur mise en œuvre.

Comme sur ces trois points, les perspectives américaines et françaises se distinguent, Santé 2.0 n’est pas appelée à suivre en France un chemin identique à celui des États-Unis ou d’autres pays, même si certaines attentes de fond des professionnels et des usagers sont similaires de part et d’autre de l’Atlantique.

Par exemple, selon le schéma ci-après de Scott Shreeve, expert américain reconnu, Health 2.0 facilite un « cercle vertueux » d’innovation et d’amélioration de la qualité et de l’économie des soins, par l’introduction :

  1. d’une vraie concurrence entre les offreurs de soins ;
  2. de la médecine fondée sur les preuves ;
  3. d’un progrès dans la connaissance grâce à la communication à grande échelle des résultats médicaux ;
  4. d’une information ubiquitaire.

Ces valeurs de transparence, de concurrence, d’information ubiquitaire sont de plus en plus admises aux États-Unis, au moins au niveau des consommateurs, frustrés par leur système de soins.

Les palmarès des établissements de santé sont parus dans la presse américaine plus de 10 ans avant ceux de la France. Le palmarès des meilleurs médecins américains était publié par des éditeurs spécialisés bien avant le Web...
En France, les contraintes concernant, entre autres, la publicité des professionnels et des établissements, le champ du « secret médical » rendent difficiles les mêmes pratiques, tant que certains ne ne s’y lancent pas en premier avec un gros coup médiatique.


http://health20.org/wiki/Health_2.0_Definition

Où en sont les États-Unis dans le développement de la Health 2.0 en pratique ?

La Health 2.0 est à la fois embryonnaire et riche aux États-Unis ;
- Embryonnaire car aucune application Health 2.0 n’a encore révolutionné la vie quotidienne de tous les Américains, comme l’a fait Google, par exemple. Mais cette émergence n’est pas à exclure, de même que personne ne s’attendait à la destinée fabuleuse de Google, énième moteur de recherche créé par des étudiants californiens.
- riche, car non seulement on en parle, mais parce qu’un certain nombre de créations sont allées plus loin qu’ailleurs, et que nous pouvons déjà identifier les grandes tendances de son développement.

La Health 2.0 tourne surtout autour de la création de communautés qui échangent et qui font circuler des informations auxquelles nous n’accédions pas précédemment.

Communautés réservées aux médecins

Sermo (conversation, en latin), le Facebook des médecins, est une start-up financée par du capital risque. Lancé en septembre 2006, Sermo propose aux médecins la possibilité de discuter anonymement entre confrères, (leur vraie identité n’étant connue que de Sermo), au sein d’un site sécurisé. Leurs échanges portent sur leurs observations épidémiologiques, des options de traitement, de la pharmacovigilance, et leurs conditions d’exercice.

D’autres communautés de médecins ont été créés aux États-Unis depuis 10 ans, mais Sermo semble avoir davantage capté l’attention des médias, alors qu’elle est encore la plus petite. Les autres étaient-elles moins bien organisées, n’insistant pas sur l’échange anonyme ?

Les revenus de Sermo viennent de la réalisation d’enquêtes (anonymes), voire de la possibilité de lire les verbatim anonymes : ses clients incluent la FDA, le Center of Disease Control, l’American Medical Association, les laboratoires Pfizer.

Les codes d’éthique, la gestion des conflits d’intérêts, la protection des données nominatives sont essentiels dans la réussite de Sermo, mais rien ne s’oppose au développement en Europe de communautés de médecins organisées de la même façon et aussi puissantes.

Bases encyclopédiques professionnelles

Radiopaedia.org est un site bénévole de type « wiki » qui cible les professionnels de la radiologie. Idée d’un homme, Radiopaedia, ouvert depuis décembre 2005, accueille toute personne qui souhaite apporter en contribution des textes, des cas cliniques, des images. L’inscription est ouverte à tous, le site aussi. L’objectif est de créer une base de connaissances toujours enrichie et améliorée, remplaçant l’achat de livres et permettant la correction permanente de connaissances périmées ou erronées .

Les communautés ouvertes

Les patients, familles et professionnels n’ont pas attendu le Web 2.0 pour se rassembler en communautés, par pathologie, sur le Web et de générer leur propre contenu. Psych Central (maladies mentales / troubles comportementaux) et ACOR (les cancers), les plus marquants, existent depuis 1995.

Psych Central, créé par un médecin sur ses propres fonds et financé par des partenariats et publicités Google, comporte deux communautés, l’une consacrée aux difficultés quotidiennes et l’autre aux maladies neurologiques. Les utilisateurs bénéficient de forums, de blogs, d’évaluations de médicaments par les utilisateurs, du partage de videos, de la possibilité de retrouver des patients qui ont les mêmes préoccupations. ACOR, fondation à but non lucratif, a été créé par un ingénieur français aux États-Unis, lorsque son épouse a fait l’objet d’une décision thérapeutique majeure erronée, afin de permettre aux personnes concernées par le cancer de bénéficier de l’intelligence de la collectivité, grâce à la messagerie électronique. Acor héberge 159 mailing lists dédiées aux différents cancers, permettant à des milliers de patients et professionnels de collaborer et est devenu la référence de la collaboration électronique entre patients et professionnels.

Parmi les communautés américaines significatives créées depuis l’irruption du Web 2.0, citons :
- DailyStrength la plus importante,
- Organized Wisdom qui propose des fiches rédigées par des guides humains,
- Patients Like Me qui rapproche des « patients qui se ressemblent »,
- RateMDs qui permet l’annotation des médecins par les patients, Et aussi Revolution, de l’ex-fondateur de AOL, qui associe portail et social networking, TuDiabetes, WellnessCommunity...

Patients Like Me, pour le moment consacré à trois maladies, est la contrepartie « patient » de Sermo, puisque les participants tiennent un registre public (sous pseudonyme) de leur état, de leur traitement, des résultats et effets secondaires... Et c’est peut-être le plus original de tous les sites communautaires dans sa conception.

Certes, les patients font état de leur vécu, mais c’est également le cas lors de l’interrogatoire par l’investigateur au cours d’un essai clinique...

Et les réalisations européennes ?

L’Europe propose le même genre d’outils mais en nombre plus réduit. Ils sont souvent plus difficiles à repérer, car ils sont moins décrits et moins bien référencés. À son actif, la Commission Européenne a beaucoup contribué à faire connaître les outils de ceux qui ont cherché à entrer en contact avec elle.

Bien référencé et connu du milieu, Medicalistes , créé par un médecin généraliste en Bretagne (et MMT de surcroît ! [3]), héberge des listes médicales de discussion, certaines ouvertes aux patients et professionnels, d’autres réservées aux professionnels. Medicalistes héberge, entre autres, les listes d’Eurordis http://www.eurordis.org, l’organisation européenne de maladies rares, qui propose depuis décembre 2005, la création de communautés de patients en Europe, par le biais de ces listes de discussion.

OrphaNet est un autre précurseur européen dans la création de communautés en ligne, animant une base de données électronique de centres de compétences pour les maladies rares et mettant à disposition des associations de patients des outils Internet.

NetDoctor, site commercial fondé depuis une dizaine d’années, propose des forums patients, localisés par pays, au Royaume-Uni, en Scandinavie, Espagne, Autriche.

Patient Opinion, plus récent, est l’inspiration d’un médecin britannique qui voulait que ses concitoyens puissent s’exprimer à propos des services hospitaliers locaux. Au dernier passage, il y avait sur ce site de la NHS, 999 remerciements et 472 expressions de « soucis ».

BlogFMC http://www.blogfmc.fr, est un blog multi-auteur pour médecins français, alliant l’expression individuelle et l’échange en communauté.
Le thème est très français, car la formation médicale continue représente en microcosme les grands dilemmes de la médecine française du XXIème siècle.
Où trouver le temps pour améliorer la qualité ? Qui finance ? Qui évalue ? Quelle responsabilité légale ? Qu’en sait le patient ?

Quelle synthèse ?

La France, l’Europe doivent créer les outils Web 2.0 de Santé qui correspondent à leur culture et à leur contexte socio-économique. La sagesse collective communautaire est un principe fondateur de la Web Santé 2.0. La connaissance n’appartient pas qu’aux experts : le patient doit se l’approprier pour agir en adulte et mieux se soigner ; le médecin n’est pas non plus confiné dans une hiérarchie de spécialistes basée sur des titres et grades.

Les établissements de soins, comme les professionnels, doivent publier leurs évaluations. Et le consommateur peut exprimer son avis concernant les soins reçus. Ces principes de diffusion des connaissances et des avis, d’assouplissement des rôles se heurtent à un autre principe fondateur, celui de l’État providentiel qui organise, qui garantit l’égal accès aux soins de qualité, qui ne publie pas, lui, des évaluations détaillées, et qui tolère mal la publication de données comparatives privées, sans compter le point de vue des organismes professionnels qui ne sont pas tous en faveur de la transparence des évaluations...

On peut penser cependant que le vieillissement de la population, les coûts qui explosent, la démographie médicale (en France), l’exigence plus forte des consommateurs vont tous dans le sens d’une rupture avec les pratiques de la période pré-Internet, redéfinissant les métiers de la Santé et participant à l’évolution de tout le système. Des sites ouverts font état des pôles d’excellence par spécialité en Europe. Des forums permettent aux jeunes mères de comparer leur expérience dans les cliniques de maternité. Toute personne peut voir les travaux de recherche publiés par les équipes hospitalières.

Les débats concernant la propriété des données du dossier médical personnel pour difficiles qu’ils sont montrent que l’usager entend quelque part gérer ses propres données médicales, ce qui est quand-même la base du Web 2.0 appliqué à la Santé.

 




Notes


[1] La définition exacte de la subjectivité est complexe et ses limites sont floues.

[2] Définition Wikipedia « Web 2.0 se refère à la seconde génération de communautés et de services en ligne tels que des réseaux sociaux ou des wikis qui visent à faciliter la collaboration et le partage entre les internautes »

[3] Note de Dominique Dupagne : Denise Silber fait allusion à l’association des Médecins Maîtres-Toile dont j’ai été président pendant plusieurs années et dont elle est membre d’honneur. On pourra relire avec intérêt des articles écrits il y a quelques années et dont certains étaient prémonitoires

1ères assises de la femme médecin libéral : une vidéo synoptique (10 min)

Image 12V Les femmes médecins libéraux reçoivent leurs patients en consultation plus longuement que les hommes; elles gagnent moins bien leur vie, et sont quasiment absentes des fonctions de représentation de la profession. Ces thèmes sont abordés dans le petit film proposé par le syndicat de la médecine libérale. Cliquez sur l'image à gauche pour visiter le site qui fait suite aux premières assises nationales tenues en Décembre 2009.

Il est dit dans cette vidéo que la médecine libérale a absolument besoin des femmes. Ces assises ont permis d'esquisser un premier pas vers elles. Silber's Blog applaudit, évidemment, la démarche du syndicat d'aborder de front ce sujet.

Jacques Lucas, Cnom au Colloque Formatic Santé : Pour une culture d'échange (électronique) entre professionnels de santé

Image 5 "Il faut déjà une culture d'échange avant de s'engager dans une culture de partage," nous dit le Dr Lucas, cardiologue et acteur important et positif de l'informatisation des médecins français, au titre de son activité au sein du Cnom.

Présente pour intervenir tout à l'heure dans ce colloque sur le Web 2.0 et les professionnels de santé, je profite de la clé3G pour faire ce billet.

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Dans le rapport "L'informatisation du système de santé vue par l'Ordre des médecins", Jacques Lucas rappelle que la première marche a été pour le Cnom de développer une messagerie sécurisée  entre professionnels "@medecin.fr"  les autres Ordres pouvant s'ils le souhaitaient s'engager dans la même perspective. C'était annoncé et c'est le chemin que poursuit l'Ordre. Mais pour que ceci fonctionne, il faudrait un annuaire central de référence nourri de toutes les adresses. 

NDLR: c'est le cas du Royaume Uni et certains autres pays européens.

En suite, quel outil proposer aux professionnels ? Le critère de la mobilité doit être intégré à la solution qui sera proposée, puisque les médecins exercent à divers endroits et doivent pouvoir communiquer à tout moment y compris en dehors de leur poste de travail !

Image 6

Vu ainsi, la carte des professionnels de santé ne saurait répondre au cahier des charges. Jean-Yves Robin présent bien entendu, au titre de l'Asip santé, nous rappelle la difficulté évidente de se servir d'un lecteur de cartes bi-fente et préserver la mobilité.

Rappelons en attendant de proposer une solution française, voire européenne compte tenu des travaux de la Commission européenne dans ce sens, que le site Annumed géré par l'ami Bruno Ripault propose aux professionnels de santé de déposer leur adresse email.

NDLR N°2 : Si ce texte inspire d'autres billets de blog, pas de souci...Citez ce billet simplement !

@zorg20, le BMJ, Alain Braillon, et moi ?

Pourquoi ce titre d'article ? Le "@" signifie la présence d'un nom twitter. Le mien est @health20paris, par exemple pour signifier la santé 2.0 à Paris.  C'est grâce à un retweet de mon collègue néerlandais Lucien Engele,  connu des Twittéronautes comme @zorg20  d'un titre de billet dans le BMJ que j'ai découvert qu'Alain Braillon, que nous apprécions en France, entre autres, pour sa newsletter sur la qualité des soins et l'élégance avec laquelle il la gère, toujours citant ses sources et rendant à Cesar ce qui est à César -- ce qui est de plus en plus rare malgré les recommandations du HONCode -- a perdu ses fonctions au CHU d'Amiens et que diverses explications circulent à ce sujet.

Selon François Bourdillon de la Société française de santé publique, cité dans l'article du BMJ, ce serait la première fois qu'un responsable de Santé Publique voit sa fonction supprimée en raison de sa non-rentabilité. Si ce n'est que la première fois, c'est une chance, finalement ! Mais une autre explication serait le double effet de la fin d'un contrat de subvention par l'Etat et de son mandat de représentant régional de la HAS.  Et bien entendu, il ne faut pas exclure des simples querelles intestines.

L'inquiétude présente dans l'esprit d'Alain à l'heure actuelle est le devenir des patients présents dans les cohortes qu'il surveillait...Affaire à suivre.

Radio BFM Denise Silber, Célia Boyer 6-7 Fév : Partage des données médicales

Ateliernumerique_4fev10Ecoutez samedi le 6 Fév à 17h, dimanche à 22h radio BFM 96,4FM la séquence "partage des données médicales" où ont été intérrogées Denise Silber (3e à gauche) et Celia Boyer (téléphone) par Renaud Edouard-Baraud (droite, dépassant l'image), Jean de Chambure (4ième de la gauche) de l'atelier numérique. Merci à Lucie Tesquier pour la photo. De quoi avons-nous parle ? Les Français vont-ils créer des dossiers médicaux en ligne moyennant des outils comme GoogleHealth ou Microsoft Health Vault ? Pourquoi Google et MS s'intéressent-t-ils à la Santé ? Quel est leur modèle économique ?  Cette émission a été dans les premières à ma connaissance à traiter ces questions aussi clairement à la radio (ou tv). Rappelons que des représentants de GoogleHealth et Microsoft Healthvault feront partie du panel des outils santé 2.0 présentés à Paris les 6 et 7 Avril...sans oublier qu'existe une solution française anonyme dont nous avons déjà parlée sur ce blog. Celia Boyer fera partie du panel "search et contenus de qualité" à cette même conférence...et vous m'y verrez aussi :-).

Sermoblog ou Sermo Blog? Un critique anonyme qui usurpe un nom de marque, comment peut-il représenter la valeur de la transparence d'une communauté de médecins en ligne ?

Image 9Etes-vous comme beaucoup, intrigués par le maniement des communautés de médecins sur le Web ? C'est pourquoi le sujet sera aborde à la conférence Santé 2.0 Europe.

Le panel se déroulera en deux parties : les communautés internationales de médecins et les communautés nationales. Une communauté américaine (c'est un pays et non pas une région). sera présente. Ce sera Sermo et en particulier son PDG, Daniel Palestrant. Puisque je vais animer le panel, j'étais intriguée par un post relevé ce jour sur "Sermo Blog" que je ne connaissais pas ; le blog est auto-décrit comme "ayant un oeil sur les médias sociaux des médecins". Le 3 Février 2010, le blog affiche un article au sujet des communautés de médecins.  L'article paraît intéressant : il commence par dire qu'une communauté de médecins doit être réservée aux médecins. Jusque-là, nous sommes d'accord. Mais, au milieu de l'article nous sommes interpellés par la phrase : "Puisque j'ai lancé ce blog en critiquant Sermo.com,"...Alors, qui est à l'origine d'un blog destiné à critiquer Sermo? Est-ce un médecin ? Un entrepreneur en herbe ? Un concurrent ? Une épouse agacée par son mari trop internaute?

Or, quand nous cliquons sur "about", c'est blanc. Nous ignorons qui écrit. Est-ce sérieux pour quelqu'un qui prône la transparence et le contrôle de l'identité des médecins ? Est-il médecin ? Nous l'ignorons. L'auteur termine par une phrase préoccupante "Il y a un gros problème avec les communautés de médecins, j'en reparlerai." et puis il s'attaque à http://www.doctorshangout.com 

Je ne suis pas actionnaire de Sermo. Mais franchement, je ne comprends pas ce deuxième bloggueur qui se cache derrière l'anonymat afin de critiquer tout le monde.  Est-ce cela les médias sociaux  ? J'espère que non, et je ne le pense pas. Jusqu'ici, mon expérience des médias sociaux est enrichissante. Cela m'a aidé à rencontrer des personnes par affinité et d'échanger. SermoBlog sur Wordpress, sortez de l'obscurité !

Image 10 Voici le blog authentique de Sermo avec des articles par  Daniel Palestrant, le médecin fondateur qui parlera à  Health 2.0 Europe Paris. Sur ce blog, nous savons qui est l'auteur. Il y a des textes enrichissants. Et même si les commentaires proviennent de médecins anonymes, nous ne sommes pas tout à fait dans l'obscurite puisque toute l'info est sous la responsabilité de Dan.

"SermoBlog "ou "Sermo Blog", c'est une question que les avocats pourront longtemps cogiter !

Transparence : Bravo à Christian Saout, Olivier Mariotte

Echos de la Rencontre Cafe Nile ce matin, le 3 Février...Ce n'est jamais du temps perdu que d'aller écouter Christian Saout ou Olivier Mariotte, Olivier étant ce jour l'animateur, bien entendu. Image 5

 Le questionnement  de la matinée portait sur les relations entre les associations de patients et le monde externe.

Christian Saout, président du CISS, a, entre autres, décrit

a) les activités des associations de patients -- de faire part des attentes des patients, de renforcer la solidarité, de proposer des services permettant de mieux vivre. 

b) le contexte de leur financement, avec ses pôles public et privé, et toutes les hésitations que le financement privé entraîne, alors qu'il est indispensable à l'innovation et que les fonds publics ne suffisent pas, évidemment.

c) la formation des "patients experts", sujet que j'affectionne -- mais qui ne réduit pas vraiment les barrières par rapport aux facultés de médecine qui jusqu'ici n'introduisent pas assez les associations dans la conception de la formation initiale

d) la problématique de l'accréditation des associations.

Alain Clergeot, médecin, industrie, bloggueur, a évoqué notre "société de défiance".

Et par rapport à cette défiance, nous étions pas mal  d'accord avec l'idée que la transparence est l'indispensable amie et alliée de notre système de Santé et donc de notre Santé même. C'était le mot de la fin : qui paye qui pour quoi faire ? Peut-on loger à la même enseigne toutes les relations, tous les conflits d'intérêt ? Sûrement pas ! Pour pouvoir se déterminer, il faut accéder à l'information. C'est encore plus vrai dans les pays nordiques...mais c'est la direction que prend la France, tout pays Latin, qu'il soit !

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